Journal intime d'un critique d'art à l'ère du web 2.0. Rencontre avec l'artiste :: par Margherita Balzerani
De l'identité dématérialisée dans les réseaux
au méta-wanderer 1dans les métaverses 2.
Le 29 octobre 1770, âgé de 21 ans Johann Wolfgang von Goethe part en Italie à la découverte de Vicenza, Verona, Padova, Venezia, Ferrara, Bologna. «En Italie! En Italie! Paris sera mon école, Rome mon université. Car c'est vraiment une université ; qui l'a vue a tout vu». 3 Le désir de découvrir ailleurs des horizons artistiques nouveaux poussent Goethe jusqu'à Roma où il décide de résider au 18 via del Corso.
Menée par un parcours initiatique similaire, je partais en 2000 à la découverte du web, séduite par l'impatiente envie de contempler de nouveaux paysages, d'appréhender des nouvelles expériences artistiques, de faire des nouvelles rencontres. Je poursuis aujourd'hui mon voyage dans les mondes virtuels, toujours à la découverte de nouveaux territoires d'expression artistique.
Chapitre 1 : Le Moi/Skin 4 entre utopie et atopie.
Pourquoi nos corps devraient-ils s'arrêter à la frontière de la peau, ou ne comprendre au mieux que d'autres êtres encapsulés dans cette peau ? On sait, depuis le XVIIe siècle animer des machines – leur donner une âme fantôme qui leur permet de parler, de bouger ou de rendre compte de leur développement régulier et de leurs capacités mentales. On sait aussi mécaniser les organismes, les réduire à un corps considéré seulement comme une ressource pour l'esprit. Ces relations machine/organisme sont obsolètes, inutiles. 5

Ilkie, Portrait de Margherita Balzerani aka Margherita Bertolucci sur Second Life.
© Série Pola-droids 2008 réalisée par Ilkie
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Je m'appelle Margherita Bertolucci , je suis née le 22 septembre 2007.
Je suis critique d'art.
J'arpente, je perçois, je découvre ces territoires sans géographie aucune.
Non pas simple touriste mais vagabond.
J'existe dans les réseaux. J'habite ma skin 6.
J'éprouve l'ubiquité. Je suis ici et ailleurs.
Je stocke minutieusement dans mon répertoire mnémonique.
Je formate mes sensations.
Je me dématérialise.
J'existe dans une identité d'empreinte
Dans un territoire irrétrécissable
Dans l'insaisissable désir de dépasser le corps
Je songe devancer les frontières de la peau
J'existe à travers les autres
Je découvre l'interopérabilité des exister
J'éprouve ici ou ailleurs un espace utopie
Je vis maintenant et pour toujours une atopie du temps.
Je m'appelle Margherita Bertolucci , je suis née le 22 septembre 2007.
Je suis critique d'art.
Je traverse les réseaux
Je réside dans les mondes virtuels
Me voici, face à ce nouvel archipel, composé ni de terre ni d'eau mais de l'architecture maniériste du code 01.
Je songe à traverser la cartographie de l'hypertexte, parcourir cette arabesque à l'allure complexe, sillonner la trame étendue de la matrice. Un exil choisi, le mien, dans ce territoire du possible si proche " des villes imaginaires" évoquées par Italo Calvino. Je me promène dans ces îles suspendues, qui s'éloignent et se perdent. Je découvre un non-lieu, privé de centre et de périphérie. Une Atopie 7. Sans contours définis et privé de toute gravité, cet espace ne cesse jamais d'exister.
Je contemple et j'entrevois une trame, qui semble annoncer le web 3.0, celle d'un internet génétique, intelligent ou quantique, et je me demande comment les rapports et la communication évolueront.
Entourée de cette urbanité nouvelle, faite de rapports humains et d'une socialité basée sur des smartmobs, je stocke mes émotions dans mon inventaire, je côtoie des artistes, je prends note de toutes ces expériences artistiques qui semblent annoncer un nouvel élan créatif et la possibilité d'une œuvre d'art accessible de partout.
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Screen shoot de Margherita Bertolucci, |
avatar de Margherita Balzerani in Second Life. |
Chapitre 2 : L'artiste, de l'identité dématérialisée dans les réseaux, à méta-wanderer dans les métaverses.
«Tu vois, mon pote, on vieillit et les ennuis s'accumulent. Un jour, toi et moi, on sera en train de déambuler dans une ruelle, tous les deux, au coucher du soleil, et de fouiller les poubelles.
- Tu veux dire qu'on finira comme de vieux clochards ?
- Pourquoi pas, mon pote ? Naturellement on y arrivera si on en a le désir, avec tout ce que ça comporte. Il n'y a rien de mal à finir de cette façon. Tu passes toute une vie sans t'occuper de ce que veulent les autres, y compris les politiciens et les richards, et personne ne se soucie de toi et tu te défiles et tu frayes ta propre route." J'approuvai. Il en venait à la résolution taoiste par la voie la plus simple et la plus directe. "Quelle est ta route, mon pote ? C'est la route du saint, la route du fou, la route d'arc-en-ciel, la route idiote, n'importe quelle route. C'est une route de n'importe où pour n'importe qui n'importe comment. Où qui comment ?
" Nous hochâmes la tête sous la pluie.
"Merrrde, et il faut faire gaffe à sa pomme. Ce n'est pas un homme qui ne galope pas, écoute ce que dit le docteur. Je vais te dire, Sal, carrément, peu importe où j'habite, ma valoche dépasse toujours par-dessous le lit, je suis prêt à partir ou à me faire virer. J'ai décidé de laisser tout me filer entre les doigts. Tu m'as vu, toi, m'évertuer et me crever le cul pour réussir et tu sais, toi, que c'est sans importance et que nous avons le sens du temps, la façon de le ralentir et d'arpenter et de savourer et de se contenter des voluptés du nègre antique, et que sont les autres voluptés ? Nous autres, nous savons." On soupirait sous la pluie. Elle tombait d'un bout à l'autre de la vallée de l'Hudson, cette nuit-là. Les grands quais internationaux le long du fleuve vaste comme la mer en étaient inondés, les vieux pontons des vapeurs de Poughkeepsie en étaient inondés, les vieux Lacs des sources de Split Rock en étaient inondés, le mont Vanderwacker en était inondé.
- C'est ainsi, dit Dean, que je déambule dans l'existence, je la laisse me promener .» 8
La mobilité et la déambulation dominent depuis toujours l'histoire de l'art.
L'exploration et le déplacement physique, comme «outil artistique spéculatif» ont mené l'artiste à la découverte de terres inconnues, à construire, à imaginer, jusqu'à appréhender l'espace autour de lui.
A travers de nombreuses expériences esthétiques liées au passage du plan du monde à celui du réseau rhétorique de l'infini, l'artiste songe à nous dévoiler l'invisible, à nous livrer l'inattendu.
Après avoir exploré l'espace physique autour de lui, l'avoir mesuré et construit, mené par un désir de dépassement et de découverte de nouveaux territoires, l'artiste s'est dématérialisé dans le web. Ce voyage au sein de l'architecture de l'hypertexte, de ce réseau à l'allure esthétique du code binaire, mènent aujourd'hui l'artiste à traverser, expérimenter, résider dans les métaverses, ou mondes virtuels.
Exile, nomadisme, dérive.
Du web aux mondes virtuels, l'artiste et l'œuvre découvrent une nouvelle existence.
Une véritable dérive identitaire où l'artiste est ému d'être mu par deux désirs primordiaux :
L'ubiquité et l'immortalité.
Non pas simple touriste mais vagabond. L'artiste envisage l'esthétique de la disparition, il éprouve l'errance.
L'artiste est alors un méta-wanderer, un vagabond des territoires numériques, un viandante 9 des réseaux.
Pour emprunter le concept crée par Yann Leroux, l'artiste ressemble à un digiborigène 10«une personne pour qui l'environnement numérique en ligne est un espace de vie dans lequel il interagit de façon intuitive avec des objets ou d'autres digiborigènes. Pour le digiborigène, il n'y a pas de coupure entre un monde ON qui serait illusoire, virtuel, et un monde OFF qui serait réel : chacun d'eux a son ordre de réalité et ils s'interpénètrent». 11
À travers des pratiques de réappropriation, détournement, de cybersquatting, et d'hacking le destin de l'artiste ressemble alors de plus en plus à celui des hobos 12, ces travailleurs itinérants sans domicile fixe se déplaçant de ville en ville le plus souvent en se cachant dans des trains de marchandises et vivant d'expédients.
Si l'image du hobo est inséparable de celle du train, celle du net artiste : est, quant à elle inséparable du réseau web qui voyage à travers les réseaux numériques. «L'artiste peut être davantage un explorateur, un nouveau Francis Drake qui découvre des terres inconnues à travers l'art» . 13
Du net art aux mondes virtuels l'œuvre d'art dessine un destin nomade.
Une œuvre qui devient à la fois éphémère et immanente, persistante et entropique, fragile et poétique. Dématérialisée dans les réseaux, elle révèle une formalité poïétique.
Dans cet archipel open source , l'œuvre se perd et se retrouve, existe ici et ailleurs au même moment et au même instant, est mobile et immobile. Générée par une nouvelle temporalité, l'œuvre d'art persiste, dans une dimension dynamique qui se redéfinit en permanence. L'œuvre ne cesse jamais d'exister.
Chapitre 3 : Rencontres avec des identités vagabondes dans les métaverses.
Ma première rencontre avec un méta-wanderer : Marco Cadioli.
23 Mai 2008.
A la fin de ma conférence sur Orange Island. Je me promène dans la foule d'avatars, chaqu'un brandit un verre à la main, je rigole, je discute, je réponds aux questions. Je suis épuisée par les questions. Le garçon aux cheveux bleu qui était intervenu avec moi dans la conférence m'approche, sur sa tête son nom est bien lisible : Marco Manray, il me dit en italien «Ciao Margherita».
Je lui réponds : «Ciao Marco».
Il réplique, «Margherita, j'aimerais bien te montrer mes photos. Tu as le temps ?»
Marco, me téléporta dans son atelier et je découvre son travail.
Marco Cadioli 14 aka Manray est un net-reporter. Il documente depuis plusieurs années l'évolution des métavers à travers la photographie. Il commence à réaliser des images dans le Web en 2003, en concevant l'idée de la net-photography avec le manifeste “ Internet Landscape ” 15. Son expérience démarre comme photoreporter dans les jeux vidéo de guerre ou il réalise “ embedded ” pour AREANAE (2005), un reportage en noir et blanc des guerres en réseaux dans les MMORPG. En 2006 il réalise une vidéo “Interview with the Robot” une interview de 7 minutes avec Lucy, identité douée d'intelligence artificielle. Depuis 2005 Marco Manray est photographe dans Second Life par le biais de l'avatar Marco Manray.
Suite à cette rencontre j'ai décidé de présenter le travail de Marco Cadioli dans le Reality Festival 2008 16 dont j'étais directrice artistique. Nous continuons à collaborer ensemble et à se croiser souvent sur Second Life.
Marco Cadioli aka Manray est exilé depuis l'année dernière sur un autre territoire virtuel, hipipi, un métavers chinois. Il a réalisé un machinima, une série de photos et un carnet de voyage sur moleskine que je présenterai dans la prochaine édition de l'Atopic Festival 2009 17.
![]() Screen shoot Margherita Bertolucci |
![]() devant les œuvres de Marco Manray |
![]() |
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Eva et Franco Mattes. Les Synthétiques performances, dans Second Life.
4 April 2008
J'ouvre ma boite mail et je trouve ce message:
“Hi everybody, As part of Exit Festival we are doing three Synthetic Performances live at MAC Creteil, in Paris, and in Second Life. Here are the details:
EVA AND FRANCO MATTES aka 0100101110101101.ORG
Synthetic Performances
9:00 - 10:00 pm
MAC Creteil, Paris
In Second Life at Odyssey - 12 noon (SL time)
http://slurl.com/secondlife/Odyssey/35/41/24
We are reenacting live three seminal works of performance history through our avatars in Second Life, including Marina Abramovic and Ulay, Valie Export and Gilbert&George.
See you there, either in Second Life or in Real Life, Nothing is real, everything is possible.”
Il s'agissait d'une invitation à une performance qui venait directement de Second Life, j'allais assister pour la première fois à une des Synthetic Performances d'Eva et Franco Mattes.
«Eva et Franco Mattes, internationalement connus sous le nom de http://0100101110101101.org , est un couple d'artistes européens audacieux qui utilise des stratégies de communication non conventionnelles pour obtenir une large visibilité avec un effort minimal.» 18
C'est ainsi que démarre l'expérience de ce couple d'artistes italiens qui dissimule son identité derrière l'allure esthétique d'un code binaire. Leur démarche artistique, complètement dévouée à la subversion et au détournement commence à la fin des années ‘90 par la création d'une nouvelle identité numérique http://0100101110101101.org qui ne se contente pas du simple anonymat, mais qui va jusqu'à la création d'une cyber-identité.
C'est à l'intérieur de ce monde synthétique et persistant : Second Life qu'Eva et Franco Mattes décident de transposer en parodie des performances historiques. « Eva et moi, nous détestons la performance» 19, ils ont choisit de reproduire à l'identique, les performances les plus représentatives des années 60-70. En passant par Chris Burden, Valié Export, Vito Acconci, Marina Abramovic, Joseph Beuys et Gilbert et George, et tout en gardant leurs vraies apparences physiques à travers leurs avatars ils brouillent les principes fondamentaux propres à toute performance :
- unicité
- un espace-temps établi
- improvisation
Dans les Synthètics Performances d'Eva et Franco Mattes : pas de place au hasard, pas d'improvisation, tout est dessiné, soigneusement scripté et calculé à l'avance, aucune place à la moindre spontanéité. Et alors en une seule poignée de pixels se dissipe et se dématérialise tout engagement politique, toute revendication féministe, toute violence.
Et quand Eva « shoote » Franco dans le bras, en retranscrivant dans le virtuel la performance de Chris Burden 20, la violence de l'acte physique est privé de tout impact émotionnel, jusqu'à se transformer en pantomime sans doute plus proche de Jackass que de la tradition du spectacle vivant. Et à la question Avez-vous des émotions ? Franco Mattes réponds «On n'a pas d'émotions ; nous avons un Hewlett-Packard » .
Plus de distinction entre réalité et fiction, entre drame et parodie, authentique et simulé.
Cette guérilla à travers le Net, le réseau, la réalité et la fiction -en spatialisant les choses- est humainement plus proche du public, des masses. Elle vise à déposséder tout phénomène artistique, toute performance, toute œuvre d'art de son unicité ; et laisse néanmoins la porte ouverte à des nombreux questionnements.
Internet et les métaverses peuvent-t-ils aujourd'hui être considérés comme des nouveaux territoires de création, production et diffusion artistique ? La désacralisation de l'acte artistique, la virtualisation de l'artiste, et la disparition de l'œuvre jusqu'à se désagréger dans l'immatérialité, pourraient-elles demain apporter des nouveaux usages, de nouveaux moyens formels, des nouvelles modalités pour le marché de l'art et une nouvelle jouissance de l'œuvre pour le public ? Si en reprenant les mots de Franco Mattes «Rien n'est vrai, mais tout est possible!» , le verdict est alors potentiellement déjà là, caché dans l'éther, derrière les flux informatiques, dissimulé dans un pixel et il suffit peut être simplement d'avoir le courage de se téléporter comme Margherita Bertolucci…
« Je vais naviguer, me noyer comme Ophélie. »
Così tra questa
immensità s'annega il pensier mio:
e il naufragar m'è dolce in questo mare. 21

Si comme décrit Pierre Levy «Le navigateur peut se faire auteur de façon plus profonde qu'en parcourant un réseau préétabli : en participant à la structuration de l'hypertexte, en créant des nouveaux liens» 22
J'aime alors me perdre, en m'oubliant dans cette errance, je navigue dans ce non-lieu fantastique, qui est condition même de toute possibilité.
Michel Foucault l'appellerait hétérotopie, des espaces autres, des "sortes de contre-emplacements, sortes d'utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels, tous les autres emplacements réels que l'on peut retrouver à l'intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés, des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables". 23
Si Thomas More avait rêvé Utopia , une île de nulle-part, parfaite telle un espace essentiellement irréel, mais possible, aujourd'hui ce noumène se nommerait alors Atopia , un non-site qui existe ici et ailleurs, et qui signifie une œuvre d'art qui dépasse toute contrainte physique, matérielle, temporelle.
Je me perds,
Le moi/skin me contient,
Je me dissous,
Mon destin comme celui d'Ophélie
Ce naufrage m'est doux
Je me noie lentement dans le VOID,
J'existe dans la noirceur la plus profonde de l'infini informatique
Je m'appelle Margherita Bertolucci , je suis née le 22 septembre 2007.
Je suis critique d'art.
Je traverse les réseaux
Je réside dans les mondes virtuels
LOGOUT
Notes
1Meta-wanderer : le vagabond des réseaux
2 Métavers, monde virtuel et persistant.
3 W. Goethe, «Voyage en Italie», Editions Bartillat
4Moi/Skin , une idée formulée à partir du concept développé par le D.Didier Anzieu dans l'ouvrage «Le Moi-peau», Editions Dunod, 1995. Si la peau est l'enveloppe du corps, le moi peut être vu comme celle de l'appareil psychique. D. Anzieu, en exposant ici son concept principal, le moi-peau, nous explique les fonctions communes à ces deux enveloppes : la contenance, la limite entre le dedans et le dehors, enfin la communication et les échanges avec l'environnement.
5 Donna Haraway. «Manifeste Cyborg. Science, Technologie et Féminisme à la fin du XXème siècle.» Trad. : Marie Héléne Dumas, Charlotte Gould, Nathalie Magnan. Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts, Paris 2002. Publié en français dans" Connexion, art réseaux, média", Annick Bureaud, Nathalie Magnan, édition de l'ensb-a, collection guide de l'étudiant en art, 2002. http://cyberfeminisme.org/txt/cyborgmanifesto.htm site consulté le 4 mai 2009.
6 Skin : habillages ou thèmes en français, sont des images ou des données qui permettent de personnaliser un logiciel ou un jeu vidéo.
7Atopie vient du grec a- (sans) et topo- (lieu) : sans lieu.
8 Jack Kerouak, «Sur la route» Editions Gallimard, Poche, Paris 1997. P.355.
9 Viandante : vagabond en italien.
10 Version française de digital native .
11 ePsycologie, de Yan Leroux http://yann.leroux.free.fr/?p=104 site consulté le 4 mai 2009.
12 Yann Leroux, psychologue, clinicien, psychothérapeute assimile les hobos aux premiers hackers. ePsycologie, de Yan Leroux http://yann.leroux.free.fr/?p=347 site consulté le 4 mai 2009.
13 Margherita Balzerani, Saadane Afif. Pirates who's who. De la réinterprétation au troc culturel. Dans Littérature , Revue L'Evolution Psychiatrique, avril-juin 2007 Vol 72 n° 2 éditions Elsevier.
14www.marcomanray.com site de l'artiste Marco Cadioli aka Manray sur Second Life, site consulté le 4 mai 2009.
15www.internetlandscape.com site de l'artiste Marco Cadioli, site consulté le 4 mai 2009.
16www.reality-festival.com site officiel du Festival Reality, site consulté le 4 mai 2009.
17http://www.atopicfestival.com/
18 Texte de présentation des artistes présent sur la page d'accueil de site internet : http:// 0100101110101101.org
19 Interview, Nothis is true, everything is possible , sur : http:// 0100101110101101.org site consulté le 4 mai 2009.
20 En 1971 à Venice en Californie, Chris Burden demanda à un ami de lui tirer une balle dans le bras gauche, dans une performance intitulée Shooting Piece . Tiré à une distance de 4,5 mètres le projectile, qui aurais du seulement lui érafler le bras, emporta un gros morceau de chair.
21«Ainsi dans cette immensité, se noie ma pensée : et le naufrage m'est doux dans cette mer.» Giacomo Leopardi, L'infinito (1819) Canti, Garzanti, 2002 I Grandi Libri, 422 pp.
22 Pierre Lévy, «Qu'est-ce que le virtuel ?», éditions la Découverte, Paris, 1995, p .43.
23 Michel Foucault, Des espaces autres , in Dits et écrits, Editions Gallimard, 1967.
Margherita Balzerani , est curateur et critique d'art .
Après une maîtrise en histoire de l'art à l'Université de Rome La Sapienza, elle a effectué une année d'études à l'Université de Paris IV Sorbonne où elle a commencé à se passionner pour l'étude des relations existantes entre les jeux vidéo et l'art contemporain. Rentrée à Rome elle a obtenu un diplôme de DEA.
Elle a travaillé entre 2002-2007 au sein du Département de l'Action Culturelle du Palais de Tokyo, site de création contemporaine de Paris. Passionnée de jeux vidéo elle est chargée de la préfiguration en 2009 de l'antenne du Palais de Tokyo sur Second Life. Directrice Artistique du Reality Festival 2008, premier festival international d'art spécialement dédié aux réalités virtuelles.
Auteur de nombreux articles sur des artistes contemporains : Maurizio Cattelan, Bruno Peinado, Chen Zhen, Daniel Pflumm, Dominique Gonzalez-Foester, Mathieu Briand, Thomas Hirshhorn, Nari Ward, Kolkoz, Martin Le Chevalier, Tobias Bernstrup, Le Cercle Ramo Nash, elle est actuellement rédactrice de la rubrique INTERARTIF pour Amusement Magazine. Membre active de l'O.M.N.S.H., Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines , elle termine une Thèse de Doctorat en cotutelle entre La Sorbonne et l'Université de Rome La Sapienza, ayant comme titre : «Les enjeux esthétiques des jeux vidéo et leur influence sur la création artistique contemporaine». Margherita Balzerani est également Professeur de Sémiotique et d'Histoire de l'art dans l'école de Manga, Eurasiam et de Muséographie à l'ICART de Paris.
Elle vit et travaille à Paris et elle aime se téléporter, habiter et traverser les mondes virtuels.
Margherita Balzerani travaille actuellement sur la programmation de l'ATOPIC Festival 2009, le Festival d'art spécialement dédié aux réalités virtuelles qui aura lieu à Paris entre le 29 octobre et le 4 novembre 2009.
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Traduction :
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